Martin Lim, Printemps-été 2012 : Compte-rendu.

 « Harmonie sophistiquée de références entre la fluidité et la rigidité. »

  Telle est la ligne directrice de Danielle Martin et de Pao Lim pour cette collection Printemps-été 2012. Étant présentée dans un lieu éclairé par la lumière du jour,  en hauteur, la mise en scène nous offrait une sensation d’harmonie entre le lieu choisi et l’ambiance générale de la collection : légèreté et fluidité dosées par des touches de couleurs ravivantes et une structure des silhouettes rappelant la géométrie. Cette structure géométrique devient pertinente par le choix des couleurs : des bleus et des roses disposés en bloc sur des robes fluides, voire aériennes, viennent mettre en valeur ce thème de fluidité/rigidité. Les couleurs vives sont délimitées par des lignes pures de couleur neutre, conférant au tout un caractère structuré. Le duo offre également des looks à l’allure un peu plus sporty avec des camisoles près du corps, en plus de tenues convenant à la femme d’affaires qui fait preuve d’audace en osant la jupe crayon, et la robe beige, toutes deux parsemées de motifs carrés, transposés symétriquement. Une collection rafraîchissante comportant des tenues idéales pour la femme moderne qui sait doser audace, modernité et féminité.

 

 

Crédit Photo : Allen McEachern

Crédits Photos : Allen McEachern

Tarantula Sisters : LA boutique vintage en ligne à découvrir!

« We sell soul ». Voilà l’esprit même de Tarantula Sisters. Bien plus qu’une simple boutique en ligne, vous y retrouverez un vintage des plus marginaux, originalement orchestré par la designer montréalaise Audrey Cantwell.
Proposant des pièces phares vibrant au rythme des années 1980 et 1990, Tarantula Sisters propose des tonalités grunge et des plus gothiques. Si telle est la ligne directrice de la boutique, n’en reste pas moins que la ligne est ponctuée d’une féminité des plus assumée.
L’utilisation du satin et des tissus floraux caractérise bien les blouses, chemises et tuniques proposées. Les effets de transparences, les associations de différents motifs ainsi que les coupes nonchalantes vouent à chaque look une intention bohème des plus soignée.

http://www.etsy.com/listing/72089980/80s-orange-and-black-floral-silk-oxford

http://www.etsy.com/listing/76014355/80s-sheer-black-ruffled-collar-blouse

Si les jupes se font longues et amples, les pantalons sont portés quant à eux taille haute, de style garçonne. Pour ce qui est des robes, le choix se veut éclectique. Au satin se mêlent le tricot et le velours, alors qu’aux tissus floraux s’ensuivent les motifs léopard, à rayures et carrelés. Les robes courtes sont à taille empire, alors que les robes longues sont bien souvent portées avec des manches. Le tout porté sous des manteaux d’une fourrure impromptue, de cuir d’allure usée et de feutre imposant.

http://www.etsy.com/listing/71596496/80s-north-beach-leather-distressed-brown

http://www.etsy.com/listing/72092473/90s-blue-denim-button-down-maxi-skirt-s

http://www.etsy.com/listing/75584193/80s-camel-wool-high-waist-pleated-slim

http://www.etsy.com/listing/58810157/raccoon-fur-knee-length-coat-with-fox

Côté chaussures, véritable coup de cœur pour les ballerines en cuir rouge, les talons hauts en satin violet et les plates-formes des plus massives. Envie d’accessoires? Pourquoi ne pas opter pour un sac à main en cuir joliment travaillé ou même un chapeau véritablement emprunté aux années 1970?

http://www.etsy.com/listing/69253610/black-leather-saddle-bag-with-hand

Séduite? Triptyqu3 vous invite à en découvrir davantage sur le site http://tarantulasisters.blogspot.com/ .
Par Virginie D. Lemieux

New York Fashion Week: Charlotte Ronson F/W 2011

Les défilés de Charlotte Ronson sont toujours un événement en soi. Adorées du public et de la communauté artistique, ses présentations font toujours salle comble. L’effervescence qui se trouvait dans la salle était à son maximum. L’excitation était palpable. Est-ce que Charlotte Ronson allait être capable de nous charmer comme elle a su le faire la dernière saison? Eh bien mission accomplie! Sans révolutionner le monde de la mode, elle a su offrir un défilé à son image, le tout orchestré par un stylisme remarquable, une musique entraînante, des mannequins quasi parfaits et des vêtements intéressants. Quoi demander de plus? Peut-être que la designer ose un peu plus; mais bon ce n’est qu’un minime détail qui ne dévalue aucunement le spectacle auquel j’ai eu droit.

L’inspiration militaire était omniprésente, véritable fil conducteur de la ligne. Sans être la thématique la plus originale, Charlotte Ronson a réussi à personnaliser ce thème redondant avec un tel brio, qu’on en oubliait pratiquement sa présence. Dans l’ensemble, le défilé était une belle évolution de ce que la jeune femme nous avait présenté en septembre dernier lors de la semaine de la mode de New York Printemps/Été 2011. Le côté bohème voire même grunge était toujours aussi présent, mais interprété à la sauce automnale. Une collection que l’on verrait très bien habillant les jeunes hipsters de Williamsburg!

Charlotte Ronson a fait du short en tweed LA pièce récurrente durant toute la durée du défilé. En effet, qu’il ait été agencé en un chemisier de soie imprimé ou à un tricot nous rappelant les soirées « après-ski » des années 1970, le short avait sa place dans toutes les situations. En restant dans le même ordre d’idée, quoi dire du fameux pantalon aux allures de macramé offert dans les teintes de khaki et de crème. Absolument magnifique! Certes, pas un item facile à porter, mais il avait définitivement sa place sur ce runway.  L’idée d’agencer les couleurs aux inspirations militaires telles que le khaki et le bleu marin avec des teintes et des imprimés plus doux est venu féminiser et adoucir la collection pour en faire une signature totalement Charlotte Ronson.

Un point intéressant; l’introduction du pantalon jambe large style trousers à sa collection. Un item qui a une place importante dans tous les défilés depuis le début de la semaine, mais à savoir s’il a vraiment sa place dans un défilé au style un peu plus décontracté; j’en doute. De belles pièces tout simplement mal agencées.

En général, la collection automne/hiver 2011 de Charlotte Ronson fut une réussite et a réussi à me charmer tout comme à la saison dernière!

Pour plus de détails concernant Charlotte Ronson, je vous invite à visiter son site http://www.charlotteronson.com qui nous présente d’une belle manière la jeune designer en plein expansion!

Par Rachel Lebeau

ANOTHER TOUCH

Une semaine après l’after-party Triptyqu3 dans le cadre de la 19ème Semaine de Mode de Montréal au Suco Lounge, nous vous dévoilons le visuel de la soirée créé par Brian Ypperciel, photographe de mode de renom, Natasha Thomas, styliste et designer qui a remportée les honneurs à Fashion POP et Caroline Laquerre, designer émergente de talent et bachelière de l’école supérieure de mode de Montréal en design et gestion de la mode. Nous vous présentons un éditorial edgy, poétique et tout en simplicité signé Triptyqu3.com.

Crédits:

Réalisation et production: Triptyqu3.com : Roxanne Doucet, Rachel Lebeau, Pierre-Marc Gauthier

Photographe: Brian Ypperciel

Designer: &ManyOthers par Caroline Laquerre

Styliste: Natasha Thomas

Hair: Ludovic Leroy

Make-Up: Cynthia-Christina Cadieux

Models: Sarah Jordan (Specs), Bente (Dulcedo)

FASHION POP

Mercredi soir avait lieu la 6ème édition de Fashion POP dans le cadre du festival Pop Montréal. La foule était rassemblée pour découvrir les talents émergents locaux dans les domaines de la mode et du design.  Succédant à Dane Richards et Angie Johnson, créatrice de la ligne Norwegian Wood, c’est la talentueuse Natasha Thomas qui a remporté les honneurs avec sa collection construite-déconstruite. La lutte était toutefois très serrée car six nouveaux créateurs à surveiller y étaient représentés. Voici un aperçu de la soirée en six bribes.

Natasha Thomas

Se servant du trench-coat et de ses composantes comme base de sa collection Réalité et Illusion, Natasha Thomas crée des pièces uniques et versatiles s’inspirant des lignes et des coupes du trench qu’elle réinvente sous différentes formes. La déclinaison du trench-coat de la designer propose des vestons structurés aux épaules drapées et des manteaux aux découpes et aux proportions innovantes. Cette réinterprétation d’un classique dans les teintes de noir, beige et blanc, agencée aux basiques fluides et agrémentée d’appliqués de cuir offre une collection mêlant distorsion et dualités.

Andrée-Aude Kerouac

Andrée-Aude Kerouac

Prototype by Catherine Durocher

Inspirée par la zoologie étant l’étude des formes et des animaux, la ligne Prototype est une ébauche  cocasse et géométrique intéressante. La créatrice mise sur le côté artcraft tout en créant des pièces à partir d’appliqués triangulaires apposées sur des hauts aux épaules bouffantes, des robes et des leggings tel des origamis de papier dépliés. J’y ai vu moins de cohérence dans la palette de couleur et dans les coupes que dans les  autres collections mais les écharpes, capuches et sac en forme d’animaux rembourrés m’ont fait sourire. Sa position anti-fourrure était originale au détriment du look fashion recherché.

Andrée-Aude Kerouac

Andrée-Aude Kerouac

Third Eye by Dessaivre

Marie-Julie Dessaivre, créatrice de la marque Third Eye a réussi, grâce à son troisième œil,  à nous convaincre que la mode recyclée pouvait aussi être high fashion. Sa collection ayant un je-ne-sais-quoi de mystique et d’évocateur nous propose des capes structurées ornées de petites chaînes et des robes de dentelle au décolleté plongeant pour un look mystérieux et sensuel. Les jupes enveloppantes et les robes aux épaulettes saillantes sont coupées dans un tissu aux imprimés floraux massifs offrant un ensemble dark et harmonieux. Mélangeant les textures comme la fourrure, la dentelle et les imprimés, la collection Third Eye by Dessaivre est esthétique tout en étant éthique.

Andrée-Aude Kerouac

Andrée-Aude Kerouac

Market Market by Tessier+Vinuela

Le duo de designers composé d’Amélie Tessier et d’Isabelle Vinuela a prouvé qu’il pouvait amener la simplicité à un niveau complexe et recherché. Inspiré par le design conceptuel, la griffe Market Market est composée de pièces alliant transparence et opacité, le tout transposé dans vêtements fluides à volumes différents. Qu’ils soient  à manches extra-longues ou transparents à collet proéminent,  les chemisiers ont été pensés pour suivre  le mouvement du corps avec grâce. La collection dans les tons neutres de blancs et de beige, égayée par une touche de pastel, est authentique et minimaliste.  La simplicité volontaire étant leur mot d’ordre, on prévoit une explosion de Market Market dans les marchés de la mode montréalaise.

Andrée-Aude Kerouac

Andrée-Aude Kerouac

&ManyOthers by Caroline Laquerre

Inspirée par la mémoire, le transfert et le stockage d’information, la griffe &ManyOthers propose des tenues graphiques et quelque peu futuristes. Coupant ses vêtements dans des matériaux inusités comme un feutre épais ou un tissu dérivé du plastique, la collection de Caroline Laquerre donne un ensemble rigide et structuré, poétique et technique. L’emphase est mise sur les détails au niveau des épaules pour une superposition de multi-layers sur les chemisiers translucides  ou sur les manteaux à capuchon. Continuant dans la même lignée, les capes sont étagées sublimement pour un effet haut de gamme  innovateur.


José Manuel St-Jacques

La collection la plus extravagante de la soirée fût sans contredit celle de José Manuel St-Jacques, jeune créateur qui as déjà travaillé la fourrure aux côtés de Denis Gagnon. Puisant son inspiration en l’histoire de la Comtesse Elizabeth Báthory,  ses vêtements sont représentatifs d’une légende sanglante et glauque. Le designer a dévoilé une collection dans la palette de rouge et turquoise aux tissus pigmentés rappelant les ailes des papillons de nuit, Les coupes du une-pièce drapé  et de la veste de fourrure sans manche étaient fort intéressantes mais la finition de quelques vêtements laissait à désirer. Un effort tout de même réussi pour ce designer émergent de talent.

Andrée-Aude Kerouac

Andrée-Aude Kerouac

Bravo à tous les participants et félicitations à Natasha Thomas, grande gagnante de Fashion POP 2010!

par Roxanne Doucet

Eve Gravel

Reconnue pour ses collections féminines et sexy, la griffe Eve Gravel est convoitée par les femmes-enfants qui aiment s’amuser et emprunter les vêtements d’une autre époque tout  en  les actualisant. Jonglant généralement avec les teintes classiques de noir, blanc et gris, la collection printemps/été 2011 d’Eve Gravel offre une pointe de couleur et des pièces aux imprimés plus graphiques qu’à l’habitude. Le style militaire, un peu boyish mais toujours  délicat et en subtilité,  a inspiré les vestes et la robe kaki assortie d’un fameux  manteau de cuir noir pour un look plus rock.

Sous le thème du romantique, la collection propose des robes bustier en cœur, de la dentelle et des tissus vaporeux offrant des tenues casual-chic. La designer a misé sur les détails à l’encolure des robes comme les cols baveux, à volants ou ronds typiquement sorti des années 50 venant rehausser cette touche de féminité toujours présente chez Eve Gravel. Les chapeaux marins et calots venaient accentuer l’inspiration de la Eve Gravel du moment pour une beauté américaine des temps modernes. Les petits gants rouge ou blanc et les colliers de perles ont tout simplement sublimés les looks construits  par Olivia Leblanc, styliste de renom.

La tendance nautique, encore présente sur la passerelle, était réinventée sur un ton plus sophistiqué mettant l’emphase sur les boucles imposantes, les rayures bien dosées et les découpes intéressantes au dos des robes pour une allure matelot rétro. Malgré un manque de logistique flagrant, le  nombre de mannequin manquant et la location, le restaurant Vallier, endroit  plus ou moins approprié pour un défilé, cette organisation un peu douteuse n’a cependant pas réussie à faire de l’ombre à la jolie collection d’Eve Gravel.

par Roxanne Doucet

Dennis Basso

S’étant associé avec Naomi Campbell pour sa campagne automne/hiver 2010, on comprend rapidement que Dennis Basso a l’habitude d’habiller les divas. Travaillant la fourrure comme personne, le grand créateur s’y connaît en matière de luxe et de qualité. L’artisan de la fourrure a habillé les plus grandes célébrités et même la colonie de l’industrie du hip-hop avec ses manteaux de renard et de vison. Connu pour ses pièces de fourrure nouveau genre et sophistiquées, les collections de Dennis Basso passent rarement inaperçues surtout quand  PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) est dans les parages, c’est pourquoi il a décider de créer une ligne de fausse fourrure se vendant à plus d’un million d’exemplaires.

http://www.mbfashionweek.com/

Reconnu pour ses matières exotiques de qualité et ses techniques avancées, il n’est pas étonnant de savoir que même les plus grands, de Chanel à J. Mendel,  s’inspirent de Dennis Basso. Et quand on aperçoit André Leon Talley au premier rang du défilé, nous savons  pertinemment que nous avons affaire à un designer de renom.

http://www.mbfashionweek.com/

Pour sa collection printemps/été 2011, Dennis Basso nous a présenté des robes cocktail aux accents sauvages et texturés. Comme sorti tout droit d’un marécage, les mannequins ont défilées portant fièrement des robes courtes en peau de crocodile et sac à main en peau de python. Les robes métalliques d’un bleu lustré étaient tout aussi impressionnantes pour un look sirènes des mers. Ne faisant pas que dans l’extravagance, le designer a offert des tenues plus réservées comme des robes à volants aux découpes incrustées au torse ou révélant un décolleté et des jupes évasées d’un jaune doré porté avec un boléro de chinchilla.

http://www.mbfashionweek.com/

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Semblable à ce qu’on a  pu voir au défilé de J. Mendel, Dennis Basso a travaillé la fourrure d’une façon similaire soit en apposant des morceaux de fourrure sur une veste en soie  transparente offrant un look frais et léger, parfait pour contrer les chaleurs de l’été.

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par Roxanne Doucet

Binetti

Plongées dans une salle intime du Lincoln Center, les mannequins semblaient illuminées la pièce sombre vêtues de longues robes signées Diego Binetti.  Tel des déesses, elles étaient posées sur des piédestaux pour que tous puissent admirer de plus près les fins détails de ces tenues de soirées leur donnant l’air angélique. La présentation statique a permis aux éditeurs et acheteurs de contempler plus longuement la somptueuse collection de Binetti.

Roxanne Doucet

Encensé par la critique dès ses débuts en 2002, le designer Diego Binetti, ancien directeur créatif pour Jill Sander, à toujours aimé briser les conventions. Ne faisant pas dans le traditionnel, le créateur propose des collections qui ont quelque chose d’exquis, propre à son style. Mettant en œuvre cette fois, des créations inspirées du concept de la Mère Nature, la collection printemps/été 2011 de Diego Binetti à un je-ne-sais-quoi de solennel.

Roxanne Doucet

Comme des sculptures de la Grêce Antique, les mannequins présentaient des robes aux matières luxueuses ornées de détails floraux, de pierres précieuses et de boutons métalliques. Les caftans de soie et robes de dentelle dans les teintes de rose, jaune, beige ou crème avaient tous un coté doux et paisible. Les cristaux et sequins apportaient de la brillance tant au niveau des robes que des accessoires. À noter; les massives ceintures d’inspiration marocaine et les broches de pierres riches pour un effet baroque réussi. Les robes de chiffon à volants ainsi que la robe de bal aux fleurs grimpantes, pièce centrale de la collection, étaient illustre d’une beauté en fleur presque divine.

Roxanne Doucet

Roxanne Doucet

par Roxanne Doucet

Gottex

Molly Grad est la designer en chef de la ligne Gottex depuis maintenant 11 ans. Diplômée du très réputé Central Saint Martins College of art and design de Londres, elle a travaillé avec les plus grands; Stella McCartney, Gianfranco Ferre et j’en passe. Son expertise l’a donc mené à prendre en charge la ligne Gottex, reconnue internationalement pour ses maillots de bain sexy aux silhouettes originales, en 1999. La force de Molly Grad est de toujours explorer de nouvelles formes, de nouvelles matières en réussissant à les transposer sur des vêtements aussi techniques que des maillots de bain.

Photos: www.mbfashionweek.comPhotos: www.mbfashionweek.com

Pour sa collection printemps/ été 2011, Molly Grad a été inspirée par la nature, l’eau et les couchés de soleil. Elle voulait, de part ses créations, créer une ambiance optimiste et frivole. Sa plus grande mission, définir les courbes et les lignes de ses vêtements par les couleurs, les détails et la qualité des matières utilisées. Elle a su dépasser ses limites en nous offrant une ligne haute en couleurs et en textures. Elle a su utiliser avec brio une multitude de matières aussi impressionnantes les unes des autres. Nous avons entre autre pu apercevoir d’extravagants maillots en paillette, en lamé, en lycra à la finition métallique, en dentelle, etc. Les couleurs étaient toutes aussi accrocheuses avec ses bleus vifs, ses rouges, ses coraux, ses verts et même ses noirs! Au niveau des coupes on a pu retrouver des drapés, des bretelles tombant sur les épaules mettant ainsi le décolleté en valeur, les hanches échancrées, etc. Tout était pensé pour mettre en valeur le corps de la femme.

Photos: www.mbfashionweek.com

Photos: www.mbfashionweek.com

Par Rachel Lebeau

Eva Minge

C’est le 15 septembre dernier que la designer Eva Minge présentait pour la première fois sa collection prêt-à-porter dans le cadre de la Mercedez-Benz Fashion Week, une collection qui n’était malheureusement pas à la hauteur de tout ce qu’on a pu voir durant la semaine.

Inspirée par l’histoire du mouvement d’indépendance et de régime dans les années 80 en Pologne, la designer voulant passer le message « freedom and solidarity in fashion»  nous a offert des tenues trop chargées et de mauvais goût. La surcharge d’élément et la fausseté des matières comme le cuir vernis brun-orangé donnaient un résultat peu flatteur et peu distingué. Eva Minge, reconnue pour ses créations Haute Couture présentées à Paris et Milan, a peut-être essayée de trop en faire avec sa ligne prêt-à-porter, un mélange de veste cargo de jersey aux appliqués de pierres colorés, de ceinture-bandeau style kimono et de robe bustier à frou-frou pour un résultat dépourvu de classe et de sophistication.

Se voulant très urbaine, la collection n’est pourtant pas réellement accessible. Les pièces aux couleurs neutres et fades étaient peu attrayantes et les inspirations militaires mal exploitées. Le mixte entre transparence et opacité dans les combinaisons et les robes de satin aux imprimés  léopard donnaient un look clubwear amateur.  Le plus  tape-à l-‘œil fût le lettrage en pierres cuivrées scintillantes placé à des endroits peu stratégiques sur la plupart des vêtements où on pouvait y lire «Solidarity becomes Fashion», pour un look dépassé et peu mémorable.

Le stylisme fût un flop tant au niveau des lunettes de soleil aux verres orangé que des bottes hautes en suède. En plus des mannequins plus ou moins professionnels, l’une d’elles enlevant même ses souliers au bout de la passerelle, on peut dire que ce défilé fût pour moi une déception. Les grandes besaces en cuir étaient toutefois l’élément le plus intéressant du défilé. On lui souhaite meilleur succès avec sa collection Haute Couture.

par Roxanne Doucet