Boudoir d’Huitres

Ce qui est bien avec la New York fashion week, c’est qu’il doit y avoir au moins une trentaine de défilés et d’expositions par jour. Certes, il y a les plus grands noms qui sont affichés au Lincoln Center et qui attirent le grand public, mais outre ceux-ci, nous pouvons aussi découvrir de nouveaux designers d’ici et d’ailleurs qui valent la peine d’être vus et entendus. D’ailleurs, ce genre de défilés se déroule généralement dans un endroit plus clandestin, plus edgy, plus…fashion. Pour Boudoir d’Huitres, une ligne en provenance de l’Afrique du Sud, le défilé avait lieu à la galerie engagée Exit Art près du Meetpacking district.

Photos: Rachel LebeauPhotos: Rachel Lebeau

Photos: Rachel Lebeau

Défilé simple mais efficace. La sélection des mannequins était impeccable. Des filles plus grandes que nature qui marchent de manière assurée et ce, malgré les gigantesques talons qu’elles doivent porter.  Le défilé n’était pas très long, mais l’ambiance tamisée et la musique tribale ont tout de même su nous transporter dans l’univers de Boudoir d’huitres pour la durée du défilé. Pour sa collection printemps/été 2011, la designer Mimi Plange, s’est inspirée de son pays, l’Afrique du sud. Ses inspirations de couleurs, elle les a puisées en regardant les couchés de soleil enchanteurs qu’offre sa terre natale. Elle a donc concentré sa collection autour des bruns, beiges, bleus foncés, verts, jaune et blanc. Rien de trop extravagant, seulement une reconnaissance de ses origines et de sa culture dans sa collection. Quant à son exploration et son innovation, contrairement à ce que la majorité des designers nous on offert depuis le début de la semaine de la mode, elle l’a plutôt dirigée vers des vêtements beaucoup plus structurés. Nous avons pu retrouver des bustiers de cuir et de soie, des vestons aux coupes plus classiques donnant dans les contrastes de tissus au collet et aux poignets. Les robes avaient des coupes classiques mais chacune d’elles possédaient un petit détail qui la rendait unique. Finalement, les  imprimés étaient imposants mais s’agençaient très bien avec le reste de la collection.

Bref, une designer qui fût agréable de découvrir et qu’on devra suivre encore longtemps.

Par Rachel Lebeau

Cliquez ici pour la version anglophone: http://www.papierdoll.net/themag/2010/09/15/boudoir-d-huitres-spring-2011/