London Fashion Week, MAN SS12 by Topman and Fashion East

Par Roxanne Doucet

En cette dernière journée de la London Fashion Week, journée dédiée au menswear, Topman et Fashion East présentait le tant attendu défilé MAN, une initiative soulignant le talent de la nouvelle génération de designers pour hommes. Les trois designers de cette saison ont été désignés par des panélistes triés sur le volet parmi les professionnels de la mode masculine dont Tim Blanks, éditeur de GQ Style, Nichola Formichetti, directeur créatif de Vogues Hommes et Gordon Richardson, directeur de Topman pour en nommer que quelques-uns. Choisis pour leurs styles modernes, leurs techniques et leur sens de l’innovation, voici trois jeunes créateurs prometteurs en pleine ascension : Martine Rose, Matthew Miller et Shaun Samson.

Ayant collaboré au célèbre magazine Wallpaper et pour la ligne  Timbaland, Martine Rose, co-fondatrice de la compagnie LMNOP, n’est pas à ses premières armes dans le monde de la mode. Choisie pour une troisième année consécutive par le jury de MAN, elle revient cette saison avec une collection grunge-pop inspirée de la scène des skaters de Californie des seventies. Les coupes militaires reviennent dans les bermudas à poches cargo et les jackets en denim délavés. Ayant comme icône de style Kurt Cobain, Martine Rose propose des juxtapositions de pièces-clés : les t-shirts aux tons fluorescents sont portées sous des chemises claires et les shorts extra-large, donnant l’effet d’une jupe pour homme, sont superposés sur des culottes étroites et transparentes. Sans pour autant dénaturer l’identité homme de la collection, Martine Rose a osé briser les conventions de la mode masculine classique, permettant ainsi de faire valoir son talent brut devant  l’industrie.

http://www.fashion156.com/

www.fashion156.com/

Avec des constructions et matières plutôt ambitieuses, Matthew Miller à précédé Martine Rose avec un sportwear aérodynamique. Les pièces spatiales d’un blanc immaculé côtoyaient les complets  aux accents fluo offrant une allure futuriste. Passionné de technologie, le designer émergent a élaboré à partir de programmes informatique 3D ses vêtements soi-disant fonctionnels. Coupés dans des matières industrielles, les pièces comme des ponchos en voile de spinnaker,  les shorts à mailles de kevlar (fibre utilisée dans les vêtements de protection) et les manteaux à poches en trois dimensions donnaient une nouvelle perspective aux vêtements. Le t-shirt blanc classique fût réinventé et déconstruit, y ajoutant même des imprimés digitaux créé à partir de dessins aux procédés ingénieux. Venant tout juste de lancer sa ligne en 2011, Matthew Miller à déjà attiré l’attention de magazines notoires comme Vogue qui clame déjà qu’il est un des talents à surveiller.

http://www.fashion156.com/

 

http://www.fashion156.com/

Le défilé s’est terminé avec la collection du californien Shaun Samson, diplômé du réputé collège St-Martins à Londres. Ayant déjà travaillé avec l’extravagant Jeremy Scott, Samson sait comment habiller l’homme de façon moderne, accessible en ayant un je-ne-sais quoi de particulier. Inspiré par les subcultures skate et surf ainsi que la montée grunge et gansta-rap en Californie, le jeune designer a présenté une collection aux couleurs acidulées du Mexique. Les combinaisons de tons toniques et de lignes graphiques se retrouvaient au devant ou au dos des chemises et t-shirts rigides en denim bleu indigo ou gris, les hauts coordonnées aux shorts coupées sous le genou. Chemises ouvertes, couverture mexicaine sur l’épaule, bandeau sur le front et bas montés, voilà le look surfers rebels que propose ce designer prometteur pour une virée sur les plage de son enfance, à San Diego.

http://www.fashion156.com/

http://www.fashion156.com/

 

London Fashion Week , Antonio Berardi SS 2012 : Sensuelle guerrière

 

Par Mylène Genty

 

Celui qui ne craint pas d’avouer candidement que John Galliano est un l’un de ses héros mode – il a fait ses classes en étant assistant pour ce dernie r- à conceptualisé la femme de l’été 2012 comme une guerrière. Ce n’est pas la guerrière typique qui se cache des couleurs foncièrement sombre; non , la femme Berardi s’arme de broderie scintillante, de cuir métallisé, de bustiers qui se veulent presque toujours incrustés de broderies, afin de suggérer une sensualité assumée.

 

Cette sensualité n’est jamais douce, malgré l’exclusivité du blanc et de l’argent métallisé qui dominent, puisque la façon dont les premières robes sont façonnées – de manière à envelopper les hanches à la manière d’une armure- n’adoucissent pas la femme Berardi, elles lui injectent une dose de caractère. Côté tailleurs, ceux-ci se font minimalistes mais les découpes sur certains vestons tentent de se donner un côté futuriste avec plus ou moins de succès.

 

 

La collection baigne dans une palette lumineuse : le blanc et l’argent métallique se veulent presque exclusifs en début de tableau, le rose est pratiquement dilué dans le blanc, mais le rouge, inattendu, se veut frappant : surtout lorsqu’appliqué sur les broderies. À cet instant, on dénote facilement l’inspiration baroque qui à guidé le créateur, mais c’est sans équivoque une vision du futur qui à guidé le créateur. Somme toutes, Berardi à su rester fidèle à sa signature : une conscience du corps féminin, qui embrasse l’ornementation avec justesse et avec une méticulosité qui sait plaire à la femme à l’aise dans sa sexualité.

Crédits photo : Catwalking.com

London Fashion Week , Erdem SS 2012 : Classique minutie

 

 Par Mylène Genty

Le montréalais d’origine Erdem Moralioglu à définitivement le vent dans les voiles. Après avoir remporté le prestigieux BFC/Vogue Fashion Fund en 2010, le chouchou d’Anna Wintour  à séduit des femmes parmi les plus influentes de notre époque – pensons à Michelle Obama ou à Kate Middelton… Le jeune designer, à l’allure très pure et stylisée embrasse la beauté féminine par la romance, qu’il décline souvent ses collections à travers les motifs floraux.

 

Celui qui est reconnu comme étant le  » King of Mismatched Prints  » baigne dans son élément pour la saison prochaine : des robes classiques, soutenant ce thème floral duquel se dégage une certaine luminosité. Aucune sobriété n’est proposée, les toilettes sont révélées majoritairement sur un fond blanc , avec comme support de la dentelle et de la mousseline , et aucune extravagance n’est suggérée dans ses coupes : on apprécie le travail du créateur d’origine turque par les détails qui témoignent d’une fine minutie.

 La robe à col officier, sans manches, est un bon exemple du travail de précision de Moralioglu : une broderie délicate, apposée sur une robe qui propose un matériau qui l’est tout autant. Une délicatesse se dégage de son travail, qui font que ces robes peuvent être comparées au design de la lingerie. Malgré cette comparaison, le designer ne souhaite par représenter une femme  » sexy  », il souhaite la sublimer en révélant une beauté plus discrète que provocatrice. Cette discrétion est d’ailleurs  mise en valeur grâce à sa palette de couleurs : des bleus , des jaunes , des mauves et des roses si pâles qu’elles en deviennent translucides. Un effet aérien se dégage du tout, rendant la femme Schwab posée, mature et lumineuse.

Crédits photo : Catwalking.com

 

 

London Fashion Week , Mario Schwab SS 2012 : Élégante provocation

 Par Mylène Genty

Une dose de provocation dans la sophistication? Peut-être est-ce le message que le gréco-australien Mario Schwab à voulu passer dans plus récente présentation…

Avec un talent indéniable pour révéler les formes subtiles de ses clientes, Schwab offre des robes découpées de la manière la plus conventionnelle qui soit – étouffées à la taille et d’une longueur loin d’outrer quiconque, Schwab s’aventure dans la construction du textile en perforant ce dernier. Résultat : De multiples mais subtiles fenêtres sur la peau de la femme.

La palette de couleurs sélectionnée par Schwab représente une thématique de clarté et d’obscurité, ou l’obscurité domine amplement, donnant à la femme Schwab un edge tout à fait femme fatale. Cet edge ne se perd cependant pas dans ses pièces de couleurs lilas et menthe, car le créateur aventure la femme dans des robes qui révélent ses formes de la manière la plus élégante qui soit.

 

L’été 2012 de Schwab n’est certainement pas gai mais plutôt résolument mystérieux, jusqu’aux maillots de bain qui sont d’un noir élégant, et à la robe rose enveloppée d’un voile noir qui la découpe, le message est clair : la femme Schwab se veut énigmatique et aventureuse.

Crédits photos : Catwalking.com

London Fashion Week, Mary Katrantzou SS 2012 : Jardin expérimental

Par Mylène Genty

 

La collection de la lauréate du Swiss Textiles Awards en 2010 peut paraître au premier coup d’oeil comme une présentation surchargée en couleurs acidulées et en motifs dispersés, mais il s’avère que la collection présente une thématique assez claire et que les pièces étaient davantage prêtes à porter que celles de sa collection précédente, où les volumes architecturaux ont fait de Katrantzou une créatrice à surveiller de près.

À la frontière de l’expérimentation, Mary Katrantzou arrive à travailler avec un thème qui à été largement manié à travers les décennies et les différents créateurs : le floral . Cependant, son approche artistique lui vaut le qualificatif d’innovateur lorsqu’on vient à décrire son travail.

 

La présentation débute avec des robes coupées asymétriquement, qui se veulent fluides mais qui jouent avec la perception visuelle puisqu’on est frappé par l’utilisation de la couleur sur les robes en question : celles-ci on véritablement le rôle de toile, un canevas ou la couleur est disposée abstraitement, avec la justesse d’un tableau abstrait qui arrive à nous remémorer un Wassily Kandisky ou un K.O. Götz . L’abstraction laisse toutefois place à des motifs plus réguliers, dans un amalgame qui arrive à tromper l’œil, comme sur une de ces robes riches en couleurs et en motifs irréguliers, qui présente une intrigante boule au niveau des hanches, qui vient contraster avec la rigidité de la robe par son volume arrondissant. L’effet de trompe-l’oeil se veut encore plus prononcé avec la robe à col bateau qui est décorée d’une traîne florale et où la taille est soulignée par un semblant de nœud, nous rappelant la forme décorative que l’on retrouve sur les cadeaux. Ce nœud semble en effet être construit avec l’utilisation d’un appliqué métallique, au dessus d’une structure de jupe qui semble chiffonnée par les mains de la créatrice elle-même.

 

 

Malgré leur allure de papier-peints, les looks proposés par Katrantzou sont toutefois abordables et on le potentiel de descendre dans la rue, par le laissez-aller volontaire de la créatrice au niveau des volumes extravagants. En évitant le total-look, les blazers, hauts en jerseys ont l’audace de rehausser une tenue banale en insufflant une dose d’extravagance typiquement londonienne.

 Crédits photos : catwalking.com

London Fashion Week , Sass & Bide SS 2012 : Éclectique maturité

 Par Mylène Genty

Neuf ans après leur premier défilé en sol londonien, Sarah-Jane Clarke et Heidi Middleton ont présenté pour cet été 2012 une collection ouverte sur de nouvelles silhouettes et une palette de couleurs qui évoque une certaine distance vis-à-vis des dernières collections, ou l’extravagance y était saluée.

 

Le défilé du duo australien s’est ouvert sur une note de calme et de maturité. Stylisé par la coqueluche des photographes de Street-Style Julia Sarr Jamois, – un choix judicieux, le défilé a permis à la collection de transmettre un message d’élégance, malgré le mariage improbable d’éléments très différents. Pensons par exemple à la camisole rigide entièrement recouverte de paillettes, agencée à une jupe translucide à pois blanc sur fond marine, ou à l’utilisation de la soie brillante, du néoprène ou du cuir métallisé, avec, sur le même tableau, des motifs tribaux…Le pari aurait pu être risqué, mais le résultat se veut bien exécuté et étonnamment accessible : l’assemblage se veut parfois éclectique mais lorsqu’on les considère portées seules, pièces font preuve d’une simplicité toute nouvelle.

 

Côté soirée, le duo s’est aventuré vers l’application du laqué à même le textile, laissant la robe libre de découpes architecturales, offrant la possibilité à celle-ci de se démarquer par sa texture visuelle plutôt que par une architecture plus recherchée, une technique auxquelles on nous avait habitués. La dernière pièce du lot est définitivement la plus marquante, ou la robe fait preuve d’une audacieuse sensualité avec le haut découpé géométriquement , avec juste ce qu’il faut de brillance. Une collection somme toutes sans fioritures, plus mature, en donnant toujours l’impression de rester fidèle à l’ADN de la griffe.

Crédits photos : Catwalking.com

London Fashion Week, Mark Fast Printemps-été 2012 : Vague tropicale

Par Roxanne Doucet

Canadien s’étant démarqué sur la scène internationale tout comme Rad Hourani et Ann-Sofie Back, Mark Fast est originaire de Winnipeg et il réinvente le tricot, l’amenant à un niveau de couture élaboré. Trouvant l’inspiration à Londres, grande capitale de la mode, c’est au Collège St-Martins qu’il fait sa première esquisse. Son savoir-faire et son goût du risque l’amènent à collaborer avec des grands noms de l’industrie comme Stuart Vevers pour Loewe, Bora Aksu, Christian Louboutin, Swarovski, et même à créer une sous-collection nommée Faster pour nul autre que Topshop.  Plusieurs célébrités sont dès lors tombées sous le charme de Mark Fast, adoptant les créations sexys du designer pour une sortie en boîte ou sur un tapis rouge. Refusant toutefois d’habiller les starlettes pop comme Lady Gaga, Mark Fast propose une collection pour une femme assumée et sophistiquée, ne voulant pas tomber dans un «fast food fashion» pré-fabriqué.

style.com

style.com

Cette saison, la collection de Mark Fast s’annonce tropicale et osée, proposant un exotisme tribal dans une émergence de couleurs presque fluo et de volumes nouveaux.  Fidèle à sa signature, il présentait pour l’été 2012 des pièces enveloppant le corps comme une deuxième peau et dévoilant la silhouette sous toutes ses formes. Ne laissant que très peu de place à l’imagination, les robes moulantes, mélange de lycra et de laines luxueuses, étaient sculptées avec minutie.

style.com

 

Innovateur dans sa façon de tisser ses pièces monochromes détaillées – robe à queue de poisson travaillée, robe-ballon texturée, robe à volants étagée, à billes incrustées ou à franges surdimensionnées – Mark Fast a démontré avec cette collection qu’il contrôle parfaitement sa technique. Suivant les mouvements du corps telle une tempête de sable, les franges entouraient les vêtements sculptés dans un crochet à mailles tissées tantôt lâches tantôt serrées. Les robes beiges ont fait place aux pièces éclatantes de jaune, fushia et orangé pour finir avec les jupes et les crop-tops de néoprène rouge feu.

style.com

style.com

style.com

style.com

Maître incontesté du crochet, l’extravagant Mark Fast a une fois de plus prouvé que ses vêtements peuvent être portés sans vulgarité sur un runway, mais difficilement sans se faire remarquer dans le quartier.

style.com

style.com

 

London fashion week, J.W. Anderson Printemps-été 2012 : Craft vs Machine

 Par Roxanne Doucet

La semaine de la mode de Londres est surprenante, peuplée d’une faune extravagante et de designers de grand talent. Parmi ceux qui se démarquent du lot : J.W. Anderson, un créateur au penchant plus expérimental que commercial. Acclamé par la critique après avoir présenté sa dernière collection pour femmes «Boy meets Girl», J.W. Anderson continue sur sa lancée avec «Craft goes Machine», un mélange entre le moderne et l’artisanal. Reconnu tout d’abord pour son menswear, il présentait cette saison une collection déconstruite aux techniques ancestrales assemblée dans un procédé créatif insolite.

style.com

Imaginatif et avant-gardiste, Jonathan Anderson proposait pour l’été 2012 un collage de matières conceptualisé à partir des œuvres de l’artiste américain Robert Rauschenberg, précurseur du Pop Art et représentant de l’expressionnisme abstrait. C’est avec une collection chargée d’éléments - cuir perforé, plumes synthétiques, panneaux de tissus brillants et raffia aux manches ou au collet – et de motifs différents – lignes verticales, paisley et motifs abstraits – que J.W. Anderson nous a offert un patchwork de formes et de textures.

style.com

style.com

style.com

Présentant une femme plus féminine que masculine cette fois-ci, on a pu remarquer sur la passerelle des jupes écolières à plis, des robes asymétriques créées à partir de cardigans de laine superposés et des pièces ornées de chaînettes de plastique, le tout dans un Big Bang de couleurs allant du pâle au foncé.

style.com

 

style.com

Sans être réellement accessible, la collection estivale de J. W. Anderson, contradiction entre le traditionnel et l’industriel, a prouvé que l’artisan d’une révolution tactile a le sens du spectacle et de l’innovation quand il s’agit d’habiller la mécanique de la femme.

London Fashion Week, Ann-Sofie Back Printemps-été 2012

Par Roxanne Doucet

Le 16 septembre dernier, journée d’ouverture de la London Fashion Week, la designer suédoise Ann-Sofie Back présentait ses collections Atelje et BACK, l’une précédent l’autre de façon harmonieuse. Reconnue pour son humour noir et satirique, Back nous a offert deux collections alliant rigidité et transparence dans une vision artistique aux couleurs neutres et aux volumes peu conventionnels. Nous ayant présenté une collection à thématique pornographique l’été dernier, elle revient en force cette saison avec Janteloven (la loi de Jante), signifiant le code de conduite ancré dans les pays scandinaves, source de ses origines profondes.

http://www.style.com/

http://www.style.com/

Diplômée du collège St-Martins de Londres, Ann-Sofie Back a plus d’une corde à son arc. Designer, directrice créative chez Cheap Monday, styliste et éditrice du réputé Self Service, la créatrice aime jouer avec les silhouettes et défier les conventions sans se prendre au sérieux. Conceptuelles et minimalistes, les œuvres manipulées par Back sont modernes et structurées, coupées dans des matières recherchées. C’est avec une approche design défiant la loi de la gravité que la collection Atelje se démarque de par son audace et son aspect contemporain.

http://www.style.com/

http://www.style.com/

Du côté de BACK, une collection plus accessible et abordable, les créations sont féminines à la manière de Ann-Sofie Back. Sans trop en dévoiler, la designer propose un mélange de looks austères tels que des pièces sombres à larges bandes et à sangles, ainsi que des looks plus légers comme des hauts d’organza à épaules dénudées.  Les lignes verticales, les ceintures minces incrustées aux vêtements et le rose en accent dynamisaient la collection pour une allure décontractée. mais calculée.

http://www.style.com/

http://www.style.com/

http://www.style.com/

De Londres à Stockholm, en passant par Paris et New York, grâce à sa contribution à plusieurs collaborations, de Top Shop à Cheap Monday, le talent de Ann-Sofie Back se porte à moindre prix et se contemple dans sa boutique de Stockholm comme une œuvre au MoMA.