Par Mylène Genty
Délicate grâce, évanescente beauté … le travail de la jeune créatrice d’origine chinoise suscite l’attention depuis quelques mois, depuis la sélection de ladite créatrice par Vogue Paris pour participer au Petit Salon des Jeunes Créateurs à l’Hôtel de Crillon. Avec Yin, la minutie se met au service de créations somptueuses qui ont su séduire le comité de direction de la Chambre Syndicale de la Haute Couture : ceux-ci l’on en effet invitée à défilé en janvier prochain lors de la Semaine de la Mode de la Couture à Paris.
Ces créations témoignent d’une sensibilité propre à la créatrice : réfugiée politique à l’âge de quatre ans, Yin s’installe alors avec sa famille dans la capitale de la mode et y entreprend des études à la réputée École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.
Adroite descendante de la technique irréprochable de la coupe en biais de Madeleine Vionnet, la couture de Yin est saluée par les plus grands. Sa signature offre un caractère fort dû à la maitrise de ses plissés qu’elle métamorphose en véritables structures de textiles. Cette dernière qualifie ses vêtements d’«armures molles» avec preuves à l’appui : les fronces sont travaillées avec une telle minutie que l’on assiste à une mutation de la souplesse en quelque chose de rigide.
Yiquing Yin , collection printemps-été 2012
Dans son processus créatif, Yin prend en compte les notions de pleins et de vides, tout en subtilité et en équilibre : pour en arriver à ce résultat, elle priorise sa matière favorite : la soie – sous forme de mousseline, de gaze, de tulle, et de jersey. Le résultat : des créations singulières et précieuses, à l’image de sa créatrice.


